Lacunes en matière de connaissances : l'ETCAF

13 octobre 2009 - Le CCNSA a répondu aux préoccupatons des communautés des Premières nations, inuites et métisses concernant la prévalence du syndrome de l'alcoolisation fœtale et de l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation fœtale chez les peuples autochtones.

Notre premier rapport, qui a été publié en 2009, conclut que l'étendue réelle du SAF et de l'ETCAF chez les populations autochtones et non autochtones reste inconnue. Malgré la perception répandue que la prévalence du SAF/ETCAF est plus importante chez les enfants autochtones du Canada que chez les non autochtones, l'auteur Mike Pacey a découvert que la méthodologie liée aux chiffres publiés est trop hétérogène pour fournir une base de calcul des taux pour ces populations.

Par ailleurs, certaines des études publiées sur les Autochtones canadiens ont pour objet les communautés les plus vulnérables, ce qui peut donner l'impression d'une prévalence plus élevée chez ces peuples. L'étude du CCNSA fait mention d'un « désaccord important » entre les estimations de prévalence de la documentation épidémiologique et ce qui a été constaté dans de nombreuses communautés autochtones pour lesquelles le SAF/ETCAF représente un problème de santé publique critique. Le rapport souligne qu'il est important de réconcilier ces perceptions en effectuant des recherches à la méthodologie constante qui examinent l'influence cruciale du statut socio-économique sur la prévalence.

Deux études ont été réalisées dans ce domaine depuis la publication de ce rapport. L'une d'entre elles recense les lacunes en matière de connaissances dans la recherche sur le SAF/ETCAF d'un point de vue du parcours de vie. Elle pourrait contribuer à établir la priorité des études à venir et à aider à comprendre la façon d'aborder le SAF/ETCAF dans les communautés autochtones.

Le deuxième rapport est une étude systématique des interventions communautaires auprès d'enfants et d'adolescents souffrant de trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention (THADA) et de leurs familles. Le THADA est souvent un facteur de comorbidité chez les enfants autochtones atteints de SAF/ETCAF. Ces deux rapports devraient être publiés au cours de l'été 2010.


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